La tomate : conseils de culture

Une de mes plus belles réussites au jardin Troyen a été la culture de la tomate.

Récupération des graines de tomate

J’ai récupéré des graines de tomates grâce aux tomates bios achetées via une AMAP selon la méthode très simple expliquée dans cette vidéo

Semis des tomates

J’ai semé mes tomates début avril. Pour cela, j’ai utilisé des bouteilles en plastique coupées aux deux tiers, et percées au fond à l’aide d’un fer à souder.

L’avantage de cette méthode est que ce « pot » improvisé n’est pas cher, et surtout a une profondeur qui favorise un bon développement racinaire. Je l’ai rempli à moitié de terreau universel.

Semis de tomates début avril 2018

Mes semis ont été placés sous abri (chassis) au jardin, pour les préserver du froid, mais j’ai veillé à ce qu’ils soient exposés à la lumière.

Un mois plus tard :

Fin avril 2018

 

Au fur et à mesure de leur croissance, j’ajoutais du terreau pour favoriser la création de racines.

Lorsque les plants ont été suffisamment développés, j’ai commencé à les sortir à l’extérieur pour les « endurcir ».

Début juin, il était temps de les planter en pleine terre.

J’ai placé une feuille de consoude au fond du trou pour donner de la vigueur à mes plans et des feuilles d’ortie sur la planche pour nourrir les limaces et éviter qu’elles ne s’attaquent à mes pieds de tomate.

Une semaine plus tard, j’ai constaté l’apparition des premières fleurs, puis fin juin, des premiers fruits.

Pour protéger mes tomates du mildiou, provoqué par le froid et l’humidité (en même temps), j’ai ajouté une brique à leur pied. Celle-ci agit comme une masse thermique : elle emmagasine la chaleur dans la journée et la restitue la nuit, quand il fait plus frais.

Cela fut peu utile en 2018, où le temps a été très chaud et sec.

Une récolte abondante et aucune maladie !

 

J’ai choisi de ne pas couper les « gourmands »

Les gourmands sont des tiges secondaires qui poussent à l’aisselle des feuilles. Il est de tradition de les couper pour obtenir des fruits de plus gros calibres.

J’ai choisi de ne pas le faire pour deux raisons :

Ces tiges secondaires ont leur utilité car elles portent des feuilles qui font leur travail de feuilles : elles font de la photosynthèse. De plus, en les coupant, on crée une plaie sur le plan de tomates, ce qui favorise l’apparition des maladies.

Les tomates sont plus exposées au plein soleil, ce qui favorise leur mûrissement. Certes, mais elles mûrissent toutes en même temps ! Ce qui n’est pas optimal pour un potager familial, où l’idéal est de consommer les tomates au fur et à mesure de leur venue à maturité.

Le tuteurage des tomates

Dans tous les jardins conventionnels, on voit les tomates attachées à un tuteur et redressées à la verticale. Le tuteur est placé en même temps que la plantation de la tomate.

J’ai choisi de laisser la nature faire son oeuvre librement afin de pouvoir l’observer et d’en tirer des enseignements pour l’année prochaine :

  • Mes tomates ont eu tendance à pousser « en buisson » : les tomates étaient bien cachées sous les feuilles, à l’abri d’un excès de soleil. Ce qui ne les a pas empêché de mûrir.
  • Mes plants étant restés très bas, ils étaient moins exposés au vent, et donc moins fragilisés.
  • Certaines branches couraient sur le sol. Dans ce cas, pour éviter que les tomates ne s’abîment, j’ai placé des pots en terre dessous pour les protéger du contact avec le sol.
  • Certaines tomates peuvent être assez lourdes et entraîner la casse des branches. Là aussi, les pots en terre placés sous les branches ont permis de les soutenir

Conclusion

Je pense qu’il faut repenser le tuteurage des tomates à la verticale et opter pour une solution plus horizontale. Cette horizontalité est plus conforme à la pousse naturelle des tomates, et permettra de mieux protéger la plante.

L’arrosage

Comme dans tout le jardin, j’ai opté pour un arrosage minimal (voir : Gérer la pénurie d’eau). Mes tomates n’ont quasiment pas été arrosées de tout l’été et s’en sont très bien sorties !

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