La permaculture commence au seuil de la maison (Bill Mollison) - vue de ma fenêtre, un très joli mulch

Le mulch pour protéger et fertiliser le sol

Les sols à nu n’existent pas dans la nature. Un sol à nu est un sol qui souffre et qui perd sa fertilité.

Pour bien comprendre pourquoi il faut « mulcher » son sol, il faut d’abord connaître la notion de succession écologique.

Comprendre la succession écologique

La succession écologique est une notion essentielle en permaculture.

Selon Wikipédia, c’est le processus naturel d’évolution et développement d’un écosystème en une succession de stades : de la recolonisation initiale à un stade théorique dit climacique.

Cela signifie que lorsqu’un sol se retrouve à nu par intervention humaine, la nature va s’ingénier à lancer le processus de succession écologique.

La succession écologique
La succession écologique

Tout d’abord, vont apparaître les plantes pionnières. Elles ont la particularité d’être capables de pousser spontanément dans des conditions défavorables, de coloniser un sol très pauvre ou exposé aux intempéries (soleil, vent). Elles ont le rôle fondamental de créer les conditions favorables pour l’implantation d’autres plantes.

Ce sont les « mauvaises herbes », si mal nommées ! Les « mauvaises herbes » apparaissent pour rétablir l’équilibre et la fertilité du sol : elles recréent un système racinaire pour limiter l’érosion, apportent des matières organiques, et rétablissent une ombre protectrice. C’est le premier stade de la succession écologique.

Viendront ensuite des plantes plus hautes, puis des arbustes, des arbres pionniers et enfin, la forêt, qui est le stade ultime d’un système parvenu à maturité (le climax). En forêt, le sol est recouvert d’une épaisse couche organique composée en grande partie de feuilles en décomposition plus ou moins avancée.

Pourquoi mulcher ?

Tout simplement, parce que malgré tout le bien que l’on doit penser de ces « mauvaises herbes », elles ne sont pas toujours utiles au jardin (même si, nombre d’entre elles sont en réalité parfaitement comestibles et très nourrissantes…).

Pour éviter leur apparition, on crée soi-même directement un sol de type forestier en le recouvrant d’une couche organique protectrice. Les « mauvaises herbes » ne sont plus utiles, elles seront beaucoup moins présentes.

Le mulch présente bien d’autres avantages !

Tout d’abord, il va se décomposer et apporter au sol les matières organiques nécessaires au renouvellement de sa fertilité.

Il va protéger toute la biologie du sol : les vers de terre, les insectes, les champignons, bactéries… tous les micro-organismes indispensables à la vie du sol.

Il va agir comme une couche protectrice également contre les températures extrêmes : excès de soleil et gel. En évitant l’excès de soleil, il va atténuer l’évaporation de l’eau. L’humidité est conservée et l’arrosage beaucoup moins fréquent.

Il va également éviter l’érosion et la compaction du sol.

Avec quoi mulcher ?

Il existe plusieurs sortes de mulch qui répondent à différents cas de figure.

Le mulch qui va aider à la fertilisation du sol :

  • mulch issu de végétaux ou matières animales : feuilles mortes, paille, foin, laine de mouton…
  • mulch vivant : plantes couvre-sol
Un beau mulch vivant

Le mulch « inerte » :

  • le mulch minéral : pierres, graviers
  • les toiles plastiques ou en toile de jute

Tout dépend des buts poursuivis et des ressources disponibles. Personnellement, j’ai choisi de mulcher le jardin avec des feuilles mortes qui sont abondantes et gratuites (mais quel boulot ! ;-))

Voilà le résultat. Un sol bien protégé contre les intempéries hivernales et qui restaure tranquillement sa fertilité en attendant le printemps ! Par précaution,  je l’ai recouvert d’un filet pour éviter que les feuilles ne s’envolent au vent.

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