Permaculture au jardin Troyen : premier retour d’expérience

Depuis novembre 2017, j’ai la chance de pouvoir cultiver une parcelle au sein des jardins ouvriers et familiaux de Troyes, et j’y ai entrepris une expérience de production de légumes en permaculture.

Le jardin qui m’a été remis était très « propre », selon les termes du responsable : pas la moindre trace de « mauvaises herbes ». Il était le fruit de nombreuses années de jardinage conventionnel : terre à nu, labourage annuel avec motoculteur et apport régulier d’engrais, et autres intrants chimiques.

Le défi : réussir à produire des légumes sans intrant chimique et avec très peu d’eau

Pour réussir à faire pousser de beaux légumes sains dans un environnement aussi peu naturel que les jardins ouvriers, j’ai travaillé sur ces 4 problématiques : restaurer la vie du sol, produire mon mulch sur place, gérer la présence des limaces, gérer la pénurie d’eau.

Grâce à quelques techniques très simples de permaculture, il m’a été possible de produire des légumes sains, sans aucun intrant chimique, en quantité raisonnable.

Je vous invite aujourd’hui à les découvrir pour éventuellement vous en inspirer !

Un exemple de production réussie, depuis la graine, jusqu’au nouveau fruit : la tomate

Et voilà le travail : une belle récolte et un plaisir immense de manger sain !

Et pour la suite, quelles pistes d’amélioration ?

Planter des arbres

Le jardin ouvrier est un espace loué et considéré comme occupé provisoirement, même si cette location peut durer des années. La règle est que chaque nouveau « locataire » reçoit une parcelle de terre nue et un cabanon.

Par conséquent, la plantation d’arbres est interdite. Or l’arbre est un élément primordial en permaculture : il permet de produire de l’ombre, il apporte des matières organiques, il apporte de la nourriture, il structure le sol…

Mon projet, pour l’automne 2018, sera donc de planter des arbustes et petits arbres fruitiers.

Choisir des légumes pérennes (ou vivaces)

Pour ma première expérience de production de légumes en permaculture, je me suis finalement attaquée au plus difficile : les légumes que j’ai choisi, sont des plantes annuelles. Résultat : l’année prochaine, il faudra tout recommencer, du semis à la récolte ! Ces plantes ne durent qu’une seule année, et n’assurent pas elles-mêmes leur reproduction.

Les plantes pérennes, au contraire, vont durer plusieurs années et s’occuper elles-mêmes de leur reproduction, par semis spontané par exemple.

Un excellent moyen de limiter le travail du jardinier !

Choisir des plantes plus rustiques et adaptées au climat local

Les légumes de jardin que l’on trouve actuellement dans le commerce ont été extrêmement sélectionnés au fil du temps pour qu’ils acquièrent des caractéristiques particulières différentes de la plante sauvage d’origine. Ils sont à la fois gourmands et très fragiles. De plus, certaines plantes sont d’origine tropicale (aubergine, poivron…), donc très gourmandes en chaleur et en eau.

Choisir des plantes plus rustiques (plus proches de la plante sauvage d’origine) et adaptées au climat local augmente fortement la productivité du jardin et, là encore, limite le travail du jardinier.

On peut également inviter les plantes sauvages comestibles dans son jardin (comme l’ortie ou le pissenlit par exemple) !

Diversifier les formes des planches de culture

Autre limitation : il est fortement recommandé (voire obligatoire) d’aménager ses planches de culture de la façon suivante : rectangulaires et perpendiculaires à l’allée centrale.

Maintenant que j’ai pu montrer au responsable ma motivation et la pérennité de mon installation dans le jardin, je tenterai pour le printemps prochain d’autres types d’aménagement : trou de serrure, treillis, voire spirales aromatiques… toujours dans le but de faciliter le travail et d’augmenter ma productivité…

Sachant que les pierres sont interdites, j’utiliserai des matériaux plus légers comme l’osier ou le bois.

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